Les évêques canadiens concluent leur Assemblée plénière annuelle

vendredi le 19 octobre 2007

Les évêques canadiens ont repris la route de leur diocèse respectif au terme de la cinquième et dernière journée de leur Assemblée plénière annuelle qui a pris fin à Cornwall, aujourd’hui.

Au fil d’une semaine où l’accent a été mis sur la nouvelle évangélisation, la poursuite de l’étude des structures de leur conférence épiscopale s’inscrit parfaitement dans cette veine. Une restructuration doit répondre davantage aux réalités nouvelles de l’Église d’aujourd’hui, a fait valoir le président de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), Mgr André Gaumond.

Afin d’alimenter la discussion et la réflexion, les participants avaient identifié quelques grands défis ecclésiaux qui ont fait l’objet d’ateliers : évangélisation et éducation de la foi; présence publique de l’Église dans la société; catholiques autochtones du Nord et des villes; et, réalité des catholiques provenant de l’immigration.

Le fruit de ces échanges servira de base aux travaux des commissions épiscopales et conseils au cours des prochaines années.

Amnistie internationale

Au cours de l’année, le mouvement Amnistie Internationale a choisi d’adopter une politique à l’égard de l’accès à l’avortement en certaines occasions. Cette position a bien sûr fait réagir des représentants de l’Église un peu partout dans le monde. Le Canada n’y échappe pas. « Bien que ce mouvement défende les droits des opprimés, des objecteurs de conscience et des sans-voix, il est paradoxal que le plus petit, l’enfant à naître, soit mis en péril justement par ceux qui devraient les défendre », déclarait d’ailleurs Mgr Gaumond, au début de ces assises. Dans une lettre publiée en juillet 2006, la CECC avait déjà exprimé sa vive déception  : « Tel qu’enseigné clairement et constamment par l’Église catholique, la destruction volontaire de l’embryon humain est immorale. »

Malgré des démarches entreprises par la CECC auprès de responsables canadiens de cet organisme, la position du mouvement est demeurée inchangée jusqu’à présent. Considérant que de nombreux catholiques soutiennent ce mouvement, les évêques ont invité leur Conseil permanent à décider ce qu’il convient de faire au nom de la Conférence.