Journée autochtone nationale de prière pour la guérison et la réconciliation

vendredi le 06 décembre 2002

(CECC – Ottawa)… Le Conseil catholique autochtone pour la réconciliation, créé par la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), propose que le 12 décembre soit décrété la Journée autochtone nationale de prière. Cette date a été retenue le Conseil puisqu’elle coïncide avec la fête de Notre-Dame de la Guadeloupe, désignée comme étant Notre-Dame des Amériques. Composé de dix membres des communautés autochtones et de deux évêques – pour l’instant seule la nomination de Mgr Albert LeGatt, évêque de Saskatoon, a été entérinée – le Conseil a été mis sur pied afin d’encourager le leadership autochtone dans la communauté chrétienne, de soutenir le processus de guérison et de sensibiliser davantage la population aux questions autochtones. Le président du Conseil autochtone, M. Ronald Boyer, diacre de la nation Anishnabeg de Kahnawake dans le diocèse de Saint-Jean-Longueuil, invite tous les autochtones et la population catholique à se joindre aux autres autochtones et non-autochtones catholiques, pour un moment de prière. En cette journée spéciale, les gens des différentes régions du Canada seront invités à s’unir par la prière à des moments précis de façon à ce qu’on crée une chaîne qui lie successivement tout le pays :

Région et heures

1. Terre Neuve et Labrador 4 h – 6 h
2. NE/NB/PE 6 h – 9 h
3. Québec 9 h – 11 h
4. Ontario 11 h – 13 h
5. Manitoba 13 h – 15 h
6. Saskatchewan 15 h – 17 h
7. Territ. du Nord-Ouest (région de l’Est) 17 h – 19 h
8. Alberta/Territ. du Nord-Ouest 19 h – 21 h
9. Colombie-Britannique 21 h – 23 h
10. Yukon 23 h – 00 h

Chaque communauté peut choisir la façon de prier qui lui convient le mieux que ce soit par une lecture biblique, la célébration d’une messe, la récitation du rosaire, la méditation, la création d’un cercle de prière, etc. Le Conseil propose également trois prières:

Notre-Dame des Amériques Notre-Dame de la Guadeloupe est largement priée en Amérique du Sud, tout particulièrement au Mexique. Apparue en 1531 à un aztèque pauvre, Juan Diego, elle lui demanda dans sa langue natale, le Nahuatl, de construire un sanctuaire en son honneur, au lieu de l'apparition situé à quelques kilomètre de la ville de Mexico. L’image de la « Dame du paradis » s’est imprimée sur un tissu qui est toujours conservé aujourd’hui. Son message d’amour et de compassion et sa promesse de protection de toute l’humanité ont eu un impact majeur sur le christianisme en Amérique latine, le nombre de chrétiens ayant cru de neuf millions à peine dix ans après ses apparitions. On attribue à son intervention la restauration de la dignité et de l'espoir parmi les peuples autochtones, qui avaient été déshumanisés par l'oppression étrangère. Un sanctuaire fut construit plus tard à l'endroit des apparitions et la Basilique de la Guadeloupe est devenue le plus grand sanctuaire marial au monde. Plus de 10 millions de visiteurs s’y rendent chaque année, le deuxième plus fort total après la Basilique Saint-Pierre de la Cité du Vatican.


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Source : Sylvain Salvas
Directeur du Service des communications
Conférence des évêques catholiques du Canada
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