La Commission épiscopale de la CECC dénonce la déportation de la famille d’un réfugié rwandais

mardi le 28 novembre 2006

cimm_obrien(CECC – Ottawa)… Les archevêques Roger Ébacher, de Gatineau, et Brendan M. O’Brien, de St. John’s, représentants de la Commission épiscopale des affaires sociales de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), dénoncent la déportation de la famille d’un réfugié rwandais. Cet exemple, illustrant la violation répétée du droit international par le Canada, a été cité devant le Comité permanent sur la citoyenneté et sur l’immigration, le 28 novembre 2006.

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Mgr Brendan M. O'Brien (à droite) discute avec deux membres du Comité permanent, dont son président, M. Norman Doyle, député conservateur (au milieu) et M. Andrew Telegdi, député libéral (à gauche)

(CECC – Ottawa)… Les archevêques Roger Ébacher, de Gatineau, et Brendan M. O’Brien, de St. John’s, représentants de la Commission épiscopale des affaires sociales de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC), dénoncent la déportation de la famille d’un réfugié rwandais. Cet exemple, illustrant la violation répétée du droit international par le Canada, a été cité devant le Comité permanent sur la citoyenneté et sur l’immigration, le 28 novembre 2006.  

Le 3 octobre dernier, Jean-Bosco Rwiyamirira, un veuf et père de deux enfants, a été renvoyé au Rwanda avec ses enfants – Angela (14 ans) et Patrick (10 ans) – après huit années passées au Canada. Fonctionnaire travaillant à l’ambassade rwandaise au Canada durant le génocide, M. Rwiyamirira, lui-même tutsi, a demandé le statut de réfugié au Canada. Très rapidement, il a pris une part active dans la vie culturelle de Gatineau, ce qui lui a d’ailleurs valu une reconnaissance du Premier ministre du Québec, Jean Charest.

Afin de se conformer aux exigences de son statut de réfugié, M. Rwiyamirira s’est présenté sur une base régulière auprès du ministère de la Citoyenneté et de l’Immigration. En septembre 2006, le ministère lui a annoncé que lui-même et ses enfants seraient immédiatement déportés. Il n’a eu accès à aucun droit d’appel.

« Le devoir de ne pas retourner une personne réfugiée dans un pays où existe un risque de persécution ou de danger est une pierre angulaire du droit international, a déclaré Mgr O’Brien. Le cas de Jean-Bosco démontre la nécessité de s’assurer que le système canadien pour les réfugiés soit renforcé afin de protéger les familles contre les violations des obligations du Canada envers le droit international. »

Le Rapporteur spécial de la Commission des droits de l'homme des Nations unies chargé d'examiner les questions se rapportant à la torture a condamné le gouvernement du Canada pour sa violation du principe de non-refoulement, en déplaçant les personnes réfugiées vers des endroits où elles seront vraisemblablement persécutées. Il s’agit là d’une interdiction absolue selon les lois internationales.

« On parle ici d’une famille de mon diocèse, a signalé Mgr Roger Ébacher. Cette situation a provoqué de la souffrance chez plusieurs d’entre nous qui ont vu se dérouler cette tragédie. Comme nous le redoutions, M. Rwiyamirira est actuellement emprisonné au Rwanda pour désertion. Ses enfants vivent chez des parents lointains et ils ont dû renoncer à la vie qu’ils avaient connue. Comme pays, nous devons trouver de meilleures façons de protéger la dignité humaine des personnes réfugiées. »


Source : Sylvain Salvas
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