Les préparatifs vont bon train en vue de l’accueil du grand reliquaire de sainte Thérèse de Lisieux au Canada

mardi le 10 avril 2001

Ottawa (CECC) — C’est à Vancouver que débutera, le lundi 17 septembre prochain, la visite au Canada des reliques de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. La visite se poursuivra ensuite dans les diocèses de Victoria, Whitehorse, Kamloops et Prince George pour après s’étendre à l’ensemble du Canada. Halifax constituera le dernier lieu d’accueil du reliquaire, qui sera finalement remis aux autorités ecclésiastiques de Lisieux, le 15 décembre 2001. Au terme de son long parcours, le reliquaire aura visité 41 des 63 diocèses catholiques de rite latin, dont trois diocèses situés dans le Grand Nord.

« Nous avons fait une consultation auprès des évêques canadiens, en mars 2000, en vue d’identifier les diocèses qui désiraient accueillir le reliquaire », de souligner Jacques Binet, président du Comité national, à qui la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) a confié l’organisation de la visite des reliques en sol canadien. « La réponse a été des plus enthousiastes, et nous nous en réjouissons. De fait, il nous aurait été difficile d’accommoder davantage de diocèses, compte tenu du temps dont nous disposons et des contraintes d’ordre logistique avec lesquelles nous devons composer. »

Depuis plus d’un an, le Comité national se réunit sur une base bimestrielle afin de jeter les bases de ce projet ecclésial pan-canadien. Il s’est d’abord appliqué à préciser l’objectif pastoral et le thème de la visite. « À la lumière des expériences vécues jusqu’à maintenant dans les autres pays, et conscient de son importance pour l’Église catholique au Canada, le Comité a adopté une approche propre à la nouvelle évangélisation », de dire Jacques Binet. « Et dans cette foulée, le Comité a retenu comme thème : ‘À la rencontre du Christ…avec Thérèse de Lisieux’, thème où Thérèse est proposée comme un instrument de choix pour faire la rencontre du Christ. »

Levée de fonds

Le Comité national a aussi effectué une levée de fonds auprès des congrégations religieuses du Canada, amassant ainsi une somme de 50 000 $ qui servira à défrayer le gros des dépenses reliées, entre autres, au transport et à la production de matériels de toutes sortes. Des discussions sont en cours avec des commanditaires pour le transport du reliquaire par avion et par fourgonnette. Tout au long du périple à travers le Canada, des membres des Chevaliers de Colomb se relaieront pour conduire le véhicule qui servira au transport routier du reliquaire et que d’aucuns appellent la ‘Thérèse-mobile’. Le reliquaire est une véritable œuvre d’art qui a été conçue par un artisan brésilien, en 1927. Il pèse plus de 135 kilos (300 livres) et mesure 1,5 m de longueur, 1 m de largeur et 0,85 m de hauteur.

Même si le Comité national s’assure de fournir aux diocèses divers instruments d’animation, il revient à chaque diocèse d’accueil d’organiser la visite dans son propre milieu. Le programme variera donc d’un diocèse à l’autre et empruntera les couleurs locales. Dans le diocèse de Labrador City-Schefferville, on s’est déjà assuré la collaboration d’un homme d’affaires, qui a accepté de mettre gratuitement son hélicoptère personnel à la disposition du comité organisateur. Le reliquaire pourra ainsi être transporté dans les régions les plus éloignées du diocèse, jusqu’aux confins du nouveau territoire de Nunavuk. On prévoit aussi parcourir la distance entre Wabush et Labrador City en se servant d’un traîneau tiré par des chiens esquimaux.

« Dès le début de notre travail de préparation, nous avons prévenu les diocèses qu’il leur fallait ‘penser grand’, reprenant en cela les consignes que nous ont transmises les autorités ecclésiastiques de Lisieux », précise Jacques Binet. « Aux États-Unis, comme en plusieurs autres pays qui ont accueilli le reliquaire au cours des cinq dernières années, de nombreux responsables diocésains ont été pris de court par l’ampleur de la réponse du public. Le Canada ne fera sans doute pas exception et il faut prévoir que des milliers de personnes viendront se recueillir auprès de celle que le pape Pie X a décrite comme étant ‘la plus grande sainte des temps modernes’. »

Docteur de l’Église

Sainte Thérèse de Lisieux (Thérèse Martin), est morte de tuberculose en 1897, à l’âge de 24 ans, après avoir passé neuf années au Carmel de Lisieux. Sa réputation de sainteté a gagné rapidement le monde entier à la suite de la publication d’un recueil de ses trois manuscrits, publié sous le titre de l’Histoire d’une âme. Déjà, au lendemain de sa mort, des faits extraordinaires, tels des guérisons humaines inexplicables et des conversions retentissantes, font accourir les pèlerins vers Lisieux. Elle fut béatifiée en avril 1923 et canonisée deux années plus tard, le 17 mai 1925. Le pape Jean-Paul II la proclamait docteur de l’Église, en octobre 1997, en reconnaissance de l’influence exceptionnelle de sa spiritualité à travers le monde.

La maison d’édition Novalis a proposé au Comité national de s’associer au projet des reliques et de produire un numéro spécial de Prions en Église/Living with Christ. Cette publication de 96 pages contiendra différents types de célébrations liturgiques, des chants, des prières, des photos et des textes sur la vie et la spiritualité de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus. La production du numéro spécial est en cours et la distribution en sera faite à travers le Canada dès le mois d’août prochain.

Les jeunes n’ont pas été oubliés dans la visite du reliquaire, qui s’inscrit fort bien dans la démarche préparatoire des Journées mondiales de la jeunesse, qui auront lieu à Toronto, à l’été 2002. Un groupe de travail a été constitué dans le but de prévoir un plan d’animation pour des rassemblements à l’intention des jeunes qui pourraient être mis en place dans plusieurs grandes villes du Canada. Il appartient maintenant aux divers comités diocésains de décider s’il convient ou pas d’intégrer un tel rassemblement à leur programme d’activités.

« Si l’on veut que cette visite soit fructueuse non seulement au plan organisationnel mais aussi aux plans spirituel et ecclésial, il faut y mettre le temps et les énergies nécessaires », de conclure Jacques Binet. « L’Église catholique au Canada a tout à gagner de la venue des reliques de la patronne universelle des missions. L’Église ne peut qu’être stimulée dans sa mission moderne d’évangélisation. Au-delà des ‘restes humains’, c’est Thérèse ‘en personne’ que nous accueillerons. Et pour le Comité national, cette perspective fait toute la différence face à celle qui voulait ‘passer son ciel à faire du bien sur la terre’. À sa façon, la Petite Thérèse vient nous redire son message de confiance et d’abandon en l’amour miséricordieux du Seigneur. »

Au moment où le reliquaire arrivera au Canada, en septembre prochain, il en sera à son 22e pays. Le reliquaire circule ainsi à travers le monde depuis 1995 et, partout où il est passé, il a donné lieu à d’importants mouvements de foules.


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Source : Sylvain Salvas
Directeur du Service des communications
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