Ressources vidéo

Les quatre Constitutions de Vatican II

Série de webinaires
7, 14, 21 et 28 novembre 2023

Introduction

En préparation du Jubilé ordinaire de 2025, l’année 2023 a été consacrée à Vatican II. L’Office for Evangelization and Catechesis du Secteur anglais de la CECC a organisé la série de webinaires intitulée « Les quatre Constitutions de Vatican II », qui invite les fidèles à réfléchir sur le sens de ces documents pour la vie de l’Église d’aujourd’hui.

L’interprétation simultanée (français-anglais) a été offerte pour les quatre sessions de cette série de webinaires, et on peut y avoir accès sur YouTube :

  1. « Sacrosanctum Concillium » — Mgr Murray Kroetsch, P.H., VG
  2. « Dei Verbum » — Mgr Yvan Mathieu, S.M.
  3. « Gaudium et Spes » — Sœur Donna Geernaert, S.C.
  4. « Lumen Gentium » — Mme Catherine Clifford, Ph.D.

Les webinaires ont été enregistrés et sont maintenant accessibles; on peut les visionner individuellement ou en groupes, en personne ou en ligne. Pour faciliter la réflexion ou la discussion sur les webinaires, l’Office for Evangelization and Catechesis a préparé le présent guide pour les auditeurs.

Matériel

Il peut être utile d’avoir le matériel suivant à la portée de la main :

  • une Bible catholique;
  • les documents du Concile Vatican II;
  • les enregistrements vidéo de chaque webinaire (si vous ne visionnez pas les vidéos en groupe);
  • les documents et ressources supplémentaires fournis par chaque conférencier.

Directives pour les discussions

  • Tous les participants peuvent être invités à contribuer aux discussions. Toutefois, il faudrait respecter les personnes qui choisissent de ne pas parler.
  • Une personne parle à la fois.
  • Les participants, s’ils le désirent, peuvent répondre au conférencier avec humilité et charité.

Guide de réflexion


Session 1 : Sacrosanctum Concillium

Conférencier : Mgr Murray Kroetsch, PH, VG

Guide de réflexion

  1. Mgr Kroetsch nous dit qu’un principe qui est ressorti de la Constitution sur la sainte Liturgie est que la liturgie est l’œuvre du Christ qui est accomplie

[…] par le mystère pascal de sa bienheureuse passion, de sa résurrection du séjour des morts et de sa glorieuse ascension; mystère pascal par lequel « en mourant il a détruit notre mort, et en ressuscitant il a restauré la vie » (Sacrosanctum Concilium, 5).

Comment ce principe inspire-t-il ma participation aux célébrations liturgiques? Comment puis-je mieux participer activement aux célébrations liturgiques?

  1. Quelle influence le mouvement liturgique, qui a commencé au XIXe siècle, a‑t‑il eue sur les réformes liturgiques prescrites par Sacrosanctum Concilium?
  2. Mgr Kroetsch dit que les Pères du Concile nous ont enseigné que le Christ est présent dans la messe de quatre façons :
  • dans le ministre;
  • dans les espèces eucharistiques;
  • dans la Parole de Dieu proclamée;
  • dans les paroles et les actes de l’assemblée. (Cf. Sacrosanctum Concilium,7)

Comment puis-je approfondir ma relation avec Jésus à la messe en réfléchissant à sa présence dans l’Eucharistie, dans le prêtre, dans les lectures et dans les actes des fidèles? De quelles manières mon ministère reflète-t-il la vérité de la présence du Christ de ces quatre façons?

  1. Mgr Kroetsch dit que « la liturgie est le sommet et la source de la vie chrétienne ». De plus, il cite la Constitution sur la sainte Liturgie :

Toutefois, la liturgie est le sommet vers lequel tend l’action de l’Église, et en même temps la source d’où découle toute sa vertu. Car les labeurs apostoliques visent à ce que tous, devenus enfants de Dieu par la foi et le baptême, se rassemblent, louent Dieu au milieu de l’Église, participent au sacrifice et mangent la Cène du Seigneur. (Sacrosanctum Concilium, 10)

Comment est-ce que je me prépare à la messe? Dans le contexte de mon ministère, comment pourrais-je aider et encourager les autres à se préparer à une participation pleine, consciente et active (cf. Sacrosanctum Concilium, 14) à la liturgie de l’Église?

  1. Sur la place de l’Écriture dans la liturgie, Mgr Kroetsch cite le Concile :

Dans la célébration de la liturgie, la Sainte Écriture a une importance extrême. C’est d’elle que sont tirés les textes qu’on lit et que l’homélie explique, ainsi que les psaumes que l’on chante; c’est sous son inspiration et sous son impulsion que les prières, les oraisons et les hymnes liturgiques ont jailli, et c’est d’elle que les actions et les symboles reçoivent leur signification. (Sacrosanctum Concilium, 24)

Comment puis-je utiliser l’Écriture pour me préparer à la messe? Quelle est la place de l’Écriture dans ma vie et dans mon ministère? Quelles possibilités existent dans ma communauté pour m’engager dans la Lectio divina ou l’étude de la Bible?

  1. Mgr Kroetsch dit que « tous les baptisés sont appelés à célébrer la liturgie ». La liturgie, comme prière de l’Église, n’inclut pas seulement la messe, mais aussi la prière du matin et du soir et la Liturgie des heures, la Réconciliation et les autres sacrements, les bénédictions liturgiques, etc.

Comment pourrais-je répondre plus pleinement à mon appel à participer activement à la liturgie? Dans le contexte de mon ministère, comment pourrais-je encourager à la participation active à la liturgie sous toutes ses formes?

  1. Dans sa conclusion, Mgr Kroetsch propose que le programme futur de l’Église devrait inclure de « ramener le dimanche à sa place d’honneur, non seulement dans notre calendrier liturgique, mais aussi dans la vie des catholiques ».

Comment est-ce que j’observe le dimanche comme un jour réservé pour Dieu, ma famille, ma communauté d’Église, et aussi pour le repos? Y aurait-il des moyens pour moi de mieux observer le dimanche comme un jour saint?

Lire Sacrosanctum Concillium en ligne.

Session 2 : Dei Verbum

Conférencier : Mgr Yvan Mathieu, S.M.

Guide de réflexion

  1. Mgr Mathieu réfléchit aux premiers mots de la Constitution :

« Nous vous annonçons la vie éternelle, qui était auprès du Père et qui nous est apparue : ce que nous avons vu et entendu, nous vous l’annonçons, afin que vous soyez en communion avec nous et que notre communion soit avec le Père et avec son Fils Jésus Christ » (1 Jn 1, 2-3). (Dei Verbum, 1)

La plénitude de la révélation de Dieu nous vient dans la personne de Jésus-Christ et non sous la forme d’une banque d’information. Dans ce modèle de révélation divine, Dieu est la seule « source » de révélation, qui est adressée à toutes les époques et à tous les peuples. C’est pour cette raison que Jésus a créé une Église missionnaire. Comment pourrais-je mieux participer activement à l’Église en tant que disciple missionnaire?

  1. Mgr Mathieu cite la Constitution :

[…] la sainte Tradition, la Sainte Écriture et le Magistère de l’Église, selon le très sage dessein de Dieu, sont tellement reliés et solidaires entre eux qu’aucune de ces réalités ne subsiste sans les autres, et que toutes ensemble, chacune à sa manière, sous l’action du seul Esprit Saint, elles contribuent efficacement au salut des âmes. (Dei Verbum, 10)

Quelles sont des occasions de mon engagement dans la sainte Tradition, la Sainte Écriture et le Magistère? Comment pourrais-je mieux mettre en valeur les liens mutuels entre ces réalités?

  1. Mgr Mathieu réfléchit à ce que dit la Constitution :

[…] il faut déclarer que les livres de l’Écriture enseignent fermement, fidèlement et sans erreur la vérité que Dieu a voulu voir consignée dans les Lettres sacrées pour notre salut (Dei Verbum, 11).

Il y a bien des manières différentes de s’engager dans l’étude de l’Écriture, soit par un cours ou un diplôme officiel, soit par des études de la Bible dans une paroisse ou entre amis. Quelles occasions ai-je de m’engager dans l’étude de l’Écriture afin de mieux pouvoir comprendre la Parole de Dieu?

  1. Mgr Mathieu nous rappelle que l’effet de l’Écriture sur les fidèles est une partie importante de la Révélation divine.

Comment puis-je réfléchir plus profondément aux Écritures qui sont lues à la messe? Quelles occasions ai-je de m’engager dans la Lectio divina et dans d’autres genres de réflexions sur l’Écriture?

Lire Dei Verbum en ligne.

Session 3 : Gaudium et Spes

Orateur : Sr Donna Geernaert, SC

Guide de réflexion

  1. Sœur Geernaert cite le premier paragraphe de la Constitution pastorale sur l’Église dans le monde de ce temps :

Les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des hommes de ce temps, des pauvres surtout et de tous ceux qui souffrent, sont aussi les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des disciples du Christ, et il n’est rien de vraiment humain qui ne trouve écho dans leur cœur. Leur communauté, en effet, s’édifie avec des hommes […] (Gaudium et Spes, 1)

Quel écho les joies et les espoirs, les tristesses et les angoisses des baptisés trouvent-ils dans mon cœur? Dans le contexte de ma vie ou de mon ministère, comment puis-je répondre à l’appel d’accompagner les autres, spécialement les personnes qui ont des besoins spirituels ou matériels, dans un cheminement conduit par le Saint-Esprit?

  1. En parlant du discernement des signes des temps, Sœur Geernaert cite la Constitution pastorale :

[…] l’Église a le devoir, à tout moment, de scruter les signes des temps et de les interpréter à la lumière de l’Évangile, de telle sorte qu’elle puisse répondre, d’une manière adaptée à chaque génération, aux questions éternelles des hommes sur le sens de la vie présente et future et sur leurs relations réciproques. Il importe donc de connaître et de comprendre ce monde dans lequel nous vivons, ses attentes, ses aspirations, son caractère souvent dramatique. (Gaudium et Spes, 4)

Comment fait-on pour répondre aux questions profondes sur la vie présente et future dans un langage intelligible pour notre génération? Dans le contexte de ma vie ou de mon ministère, comment puis-je mieux reconnaître et comprendre le monde afin de pouvoir proclamer le message de l’Évangile?

  1. Sœur Geernaert, parlant de la relation entre l’Église et le monde, cite la Constitution pastorale :

Qu’elle aide le monde ou qu’elle reçoive de lui, l’Église tend vers un but unique : que vienne le règne de Dieu et que s’établisse le salut du genre humain. D’ailleurs, tout le bien que le Peuple de Dieu, au temps de son pèlerinage terrestre, peut procurer à la famille humaine, découle de cette réalité que l’Église est « le sacrement universel du salut » manifestant et actualisant tout à la fois le mystère de l’amour de Dieu pour l’homme. (Gaudium et Spes, 45)

  1. Toutes les vocations et tous les ministères de l’Église préparent la venue du Royaume de Dieu. Quel rôle est-ce que je joue dans cette réalité dans le contexte de ma vie ou de mon ministère?
  2. Parlant de l’engagement chrétien dans le monde, Sœur Geernaert explique que Vatican II a enseigné que l’appel chrétien à la sainteté est universel.

Comment puis-je mieux répondre à l’appel universel à la sainteté d’une manière qui permet au message de l’Évangile de briller par ma vie?

  1. Sœur Geernaert insiste sur l’importance de Gaudium et Spes pour le pape François en expliquant les liens avec ce document dans tout son pontificat, depuis sa lettre apostolique Evangelii gaudium publiée pendant la première année de son pontificat jusqu’au Synode sur la synodalité actuel. Elle cite cette lettre apostolique :

Ce Peuple de Dieu s’incarne dans les peuples de la terre, chacun de ses membres a sa propre culture. La notion de culture est un précieux outil pour comprendre les diverses expressions de la vie chrétienne présentes dans le peuple de Dieu. […] On doit cela au fait que la personne humaine « de par sa nature même, a absolument besoin d’une vie sociale », et elle se réfère toujours à la société, où elle vit d’une façon concrète sa relation avec la réalité. […] La grâce suppose la culture, et le don de Dieu s’incarne dans la culture de la personne qui la reçoit. (Evangelii Gaudium, 115).

De quelles façons uniques la culture des membres de mon Église particulière exprime-t-elle la vie chrétienne? Comment puis-je utiliser ces expressions uniques?

Lire Gaudium et Spes en ligne.

Session 4 : Lumen Gentium

Conférencière : Mme Catherine Clifford, Ph.D.

Guide de réflexion

  1. Mme Clifford parle de l’aggiornamento (« mise à jour ») comme centre d’intérêt du Concile Vatican II.

Dans le contexte de ma vie ou de mon ministère, comment puis-je faire meilleur usage d’un style d’enseignement qui parle aux gens d’aujourd’hui?

  1. Mme Clifford cite Lumen Gentium, où il est dit que « [l]e Christ est la lumière des peuples; […] la clarté du Christ qui resplendit sur le visage de l’Église », « [l]’Église étant, dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain », pour « que tous les hommes […] réalisent également leur pleine unité dans le Christ », ce qui est la mission de l’Église (Lumen Gentium, 1).

Comment est-ce que je m’engage dans la mission de l’Église et dans ma mission, comme membre de cette Église, d’amener tout le monde au Christ?

  1. Mme Clifford cite Lumen Gentium, qui affirme ceci :

Le sacerdoce commun des fidèles et le sacerdoce ministériel ou hiérarchique, qui ont entre eux une différence essentielle et non seulement de degré, sont cependant ordonnés l’un à l’autre : l’un et l’autre, en effet, chacun selon son mode propre, participent de l’unique sacerdoce du Christ. (Lumen Gentium, 10)

De quoi la vie d’un chrétien a-t-elle l’air quand il participe aux fonctions du Christ Prêtre, Prophète et Roi? Comment pourrais-je participer plus pleinement à ces fonctions, conformément à ma vocation? Comment pourrais-je encourager les autres à le faire dans le contexte de ma vocation?

  1. Mme Clifford nous dit que les laïcs, en vertu de leur baptême, sont coresponsables de la mission de l’Église. Lumen Gentium nous dit ceci :

La vocation propre des laïcs consiste à chercher le Royaume de Dieu précisément à travers la gérance des choses temporelles qu’ils ordonnent selon Dieu. Ils vivent au milieu du siècle, c’est-à-dire engagés dans tous les divers devoirs et travaux du monde, dans les conditions ordinaires de la vie familiale et sociale dont leur existence est comme tissée. À cette place, ils sont appelés par Dieu pour travailler comme du dedans à la sanctification du monde, à la façon d’un ferment, en exerçant leurs propres charges sous la conduite de l’esprit évangélique, et pour manifester le Christ aux autres avant tout par le témoignage de leur vie, rayonnant de foi, d’espérance et de charité. C’est à eux qu’il revient, d’une manière particulière, d’éclairer et d’orienter toutes les réalités temporelles auxquelles ils sont étroitement unis, de telle sorte qu’elles se fassent et prospèrent constamment selon le Christ et soient à la louange du Créateur et Rédempteur. (Lumen Gentium, 31)

Comment est-ce que je participe, dans mes activités quotidiennes, à la mission de l’Église? De quoi cela a-t-il l’air dans les contextes différents de la famille, des amis, de l’école, du travail, de mes ministères visibles, etc.?

  1. Mme Clifford parle de l’appel universel à la sainteté dans Lumen Gentium, où il est dit que « dans l’Église, tous, qu’ils appartiennent à la hiérarchie ou qu’ils soient régis par elle, sont appelés à la sainteté » (LG, 39). Ce n’est pas tout :

Appelés par Dieu, non au titre de leurs œuvres mais au titre de son dessein gracieux, justifiés en Jésus notre Seigneur, les disciples du Christ sont véritablement devenus par le baptême de la foi, fils de Dieu, participants de la nature divine et, par la même, réellement saints. (Lumen Gentium, 40)

Quels sont des exemples de sainteté extraordinaire? Quels sont des exemples de sainteté ordinaire chez les gens que je connais ou que j’ai connus? Quelles sont les caractéristiques de sainteté dans la vie de quelqu’un dont la situation de vie ressemble à la mienne?

Lire Lumen Gentium en ligne.