Commentaire sur la décision de la Cour suprême de la Colombie-Britannique concernant le suicide assisté

lundi le 18 juin 2012


La Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) a appris avec désolation la décision que vient de rendre un juge de la Cour suprême de la Colombie-Britannique sur le suicide assisté.  La position de l’Église catholique est claire sur cette question : la vie humaine est un don de Dieu.  Pour cette raison, comme l’enseigne le Catéchisme de l’Église catholique, au no 2280, « nous sommes les intendants et non les propriétaires de la vie que Dieu nous a confiée.  Nous n’en disposons pas. »

Être les intendants de la vie requiert également pour chacun de nous et pour la société tout entière que nous répondions aux souffrances physiques, émotionnelles et morales des personnes de tous âges, particulièrement celles qui sont sérieusement malades ou handicapées.  Dans cette perspective, comme l’ont déclaré les évêques du Canada en 2005, nous sommes confrontés à une option fondamentale et la manière dont nous y répondons révèle la vraie nature du cœur de notre société. Démontrons-nous de la sollicitude envers la personne malade, âgée, handicapée et vulnérable en l’encourageant à commettre un suicide ou en la tuant délibérément par le biais de l’euthanasie ?  Ou favorise-t-on plutôt une culture de vie et d’amour, dans laquelle chaque personne, à tout moment et en toutes circonstances au cours de sa vie naturelle, est perçue comme un don?

La CECC fera un commentaire plus détaillé à une date ultérieure, une fois qu’il sera possible d’examiner le jugement de 395 pages.  La loi de la Cour suprême de la C.-B. alloue un an au Parlement pour étudier la question.  Cela donnera aussi le temps nécessaire à la CECC de soumettre ses observations au moment opportun.

+ Richard W. Smith
Archevêque d’Edmonton
Président de la Conférence des évêques catholiques du Canada