Déclaration du président de la conférence des évêques du Canada pour la canonisation de la bienheureuse Kateri Tekakwitha

samedi le 18 février 2012


C’est avec une immense joie que les évêques du Canada accueillent l’annonce officielle, le 18 février 2012, de la canonisation par le Saint-Père, le Pape Benoît XVI, de la Bienheureuse Kateri Tekakwitha, qui se voit ainsi élevée à la sainteté, en octobre prochain. Cet événement représente un grand honneur pour toute l’Amérique du Nord, mais en particulier pour ses peuples autochtones puisque Kateri sera la première des leurs à se voir octroyer cette dignité.

La Bienheureuse Kateri, qu’on a appelée « le lys des Agniers », naquit en 1656 dans ce qui est aujourd’hui l’état de New York. Persécutée pour la foi catholique à laquelle elle s’accrochait avec ténacité, elle choisit d’aller vivre dans un village mohawk chrétien, là où se trouve aujourd’hui Kahnawake, dans le diocèse de Saint-Jean-Longueuil, au Québec. C’est là qu’elle mourut à l’âge de 24 ans.

Kateri est donc revendiquée à bon droit par l’Église aux États-Unis comme au Canada. Ici, nous nous unissons à nos frères et sœurs américains pour accueillir cette joyeuse nouvelle. Le Pape Benoît nous l’a rappelé, les saintes et les saints « à travers leurs différents parcours de vie, nous indiquent différentes voies de sainteté, réunies par un unique dénominateur : suivre le Christ et se conformer à Lui, but ultime de notre existence humaine » (Angélus du 1er novembre 2011).

Kateri nous donne notamment « un exemple de fidélité… un modèle de pureté et d’amour » (Bienheureux Jean-Paul II, allocution à un pèlerinage d’Indiens d’Amérique du Nord, le 24 juin 1980). Membre de la Communion des saints, elle aura une place spéciale dans l’Église universelle, au sein de cette « foule immense que nul ne pouvait dénombrer, de toutes nations, tribus, peuples et langues.  Ils se tenaient debout devant le trône et devant l’agneau » (Apocalypse 7,9).

Aussi disons-nous humblement : « Kateri Tekakwitha, priez pour nous! Aidez-nous à imiter votre vie de dévotion à Notre Seigneur, cette vie que résument vos derniers mots : Jesos konoronkwa! – Jésus, je vous aime ! »

+ Richard Smith
Archevêque d’Edmonton

Président
Conférence des évêques catholiques du Canada