Les numéros imprimés parus

L'homélie, un art de faire

Autome 2016, no 225

vetc 225 cover« Il est grand le mystère de la foi » car Dieu s’auto-communique par le don de sa Parole qui demeure pour toujours (cf. 1 P 1,15) et cette Parole est entrée dans notre temps : « son Verbe s’est fait chair » (cf. Jn 1,14).

À la messe ou à d’autres célébrations sacramentelles comme dans la liturgie des Heures, « la Sainte Écriture a une importance extrême » (Sacrosanctum Concilium no 24) : il s’agit d’un mouvement vital et structurant de la Parole dans l’action liturgique. La nouvelle traduction liturgique de la Bible a été promulguée en 2013 et la formation liturgique s’est attardée notamment à la qualité de sa proclamation en contexte liturgique. Mais plus encore, la formation liturgique ne cesse de considérer l’homélie, qui prolonge en quelque sorte la réception du texte biblique adressée à l’assemblée. D’ailleurs, l’exhortation apostolique post-synodale Verbum Domini précise clairement : « elle [l’homélie] est une actualisation du message scripturaire de telle sorte que les fidèles soient amenés à découvrir la présence et l’efficacité de la Parole de Dieu dans l’aujourd’hui de la vie. [Plus spécifiquement,] elle doit aider à la compréhension du mystère célébré, inviter à la mission, à la prière universelle et à la liturgie eucharistique ». C’est dire la nécessaire préparation et l’importance de l’action homilétique. D’ailleurs, l’homélie est un art véritable qui s’apprend et se développe. C’est pourquoi la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements a publié en 2015, dans le prolongement du Synode sur la Parole de Dieu, le Directoire sur l’homélie.

Dans le dossier du présent numéro, nous présentons d’abord les considérations d’un prédicateur aguerri aux assemblées hétérogènes, ce qui posera la question de la réception de l’homélie. Sachant que l’homélie n’est pas une étude exégétique du texte biblique, nous fouillerons ce qu’en dit le Directoire sur l’homélie.

Vous remarquerez dans la section détachable, une fiche double concernant l’accueil du nouveau Lectionnaire romain en terre canadienne-française. Ce n’est pas un format habituel, j’en conviens. Votre indulgence sera récompensée par la belle qualité de cette fiche pastoralement fort utile! Nous présentons d’ailleurs en fin de revue une brève note importante concernant la promulgation, en septembre 2016, de ce nouveau Lectionnaire romain canadien-français.

Enfin, nous faisons part de quelques propositions liturgiques en vue de la clôture du jubilé extraordinaire de la miséricorde prévue le 13 novembre prochain dans les Églises diocésaines.

Comment ne pas souligner en terminant la « pâque » que connaît votre revue de formation liturgique? Ce présent numéro est le dernier en format papier. Tout le comité d’orientation de la revue aura l’immense joie de vous présenter le numéro 226 sous forme virtuelle (et bien réelle!) avec une signature propre à la publication numérique.

Bonne lecture et à très bientôt!

Joël Chouinard, rédacteur en chef

onl@cecc.ca