Journée nationale de prière en solidarité avec les peuples autochtones 2025
mercredi le 19 novembre 202512 DÉCEMBRE 2025 – Conseil autochtone catholique du Canada (CACC)
En tant que catholiques, nous continuons à réfléchir à la vie et à l’héritage du pape François, en nous souvenant de son appel à être des « pèlerins de l’espérance » en cette année jubilaire. Ce fut un temps de réconciliation, de pèlerinage et de « retour à la maison ». Pour les chrétiens et chrétiennes, cette « réconciliation » est l’accomplissement de Jésus-Christ, dont la mort et la résurrection réconcilient l’humanité avec Dieu. Répondant à l’appel du Seigneur à se réconcilier les uns avec les autres dans la charité, les Canadiens et Canadiennes catholiques se sont engagés sur le chemin de la réconciliation avec les Premières Nations, les Métis et les Inuits, un chemin né d’une histoire douloureuse et difficile. Cette histoire comprend les pensionnats indiens, administrés par les Églises catholique et chrétiennes. Les récits de préjugés, de discriminations et d’abus ont été rapportés par la Commission de vérité et réconciliation, dont les travaux se sont achevés il y a dix ans. Pour de nombreuses personnes touchées par cette histoire, la guérison pourrait bien prendre des générations.
Nous avons commencé ce cheminement de plusieurs manières, notamment par les excuses du Pape et son pèlerinage pénitentiel au Canada en 2022, et par un engagement financier de 30 millions de dollars pour promouvoir la guérison, la revitalisation culturelle et linguistique, et d’autres projets menés par des Autochtones. Ces efforts complètent le travail effectué au niveau des diocèses et des paroisses. Mais il reste encore beaucoup à faire, et il pourrait y avoir des revers et des déceptions alors que nous poursuivons le cheminement ensemble avec les Premiers Peuples de cette terre. En tant que catholiques, nous devons partager la vision du pape François, à savoir que les peuples autochtones et non autochtones marchent ensemble, dans la prière et le respect, vers un avenir commun et fort.
En tant que pèlerins – et communautés – de l’espérance, chacun et chacune d’entre nous a un rôle important à jouer dans la réconciliation. Il s’agit d’une démarche à la fois ecclésiale et personnelle. Nous devons connaître notre histoire commune, identifier les leçons apprises et prendre des mesures pour promouvoir l’équité, les opportunités et la justice, quelle que soit l’origine de chacun. Saint Pierre, dans sa première lettre, nous rappelle qu’en tant que chrétiens et chrétiennes, nous sommes appelés à rendre raison de notre espérance. Notre engagement en faveur de la réconciliation – soutenu par l’action – est ce qui construira et soutiendra à la fois l’espoir réel et la bonne volonté parmi tous les peuples de l’Île de la Tortue.
« Aujourd’hui, nous prions avec nos ancêtres qui nous ont amenés là où nous sommes aujourd’hui. Ils ont pris soin de nos vies et ont adopté la foi chrétienne dans nos camps et nos communautés. Nous prions pour que nos familles restent fortes dans leur foi et que les aînés et les jeunes travaillent en étroite collaboration pour bâtir un avenir meilleur. »