L’Apôtre Paul au cœur de la réflexion des évêques catholiques du Canada

mardi le 23 septembre 2008

(CECC-Ottawa)… Dans le cadre de l’année jubilaire spéciale qui a été instituée le 28 juin dernier par la pape Benoît XVI pour souligner le 2000e anniversaire de la naissance de l’Apôtre Paul, la Conférence des évêques du Canada a consacré une bonne partie de la deuxième journée de son Assemblée plénière annuelle à une réflexion sur la personne, la pensée et les textes de celui que l’on se plaît à qualifier, avec l’Apôtre Pierre, de pilier de l’Église catholique.

Pour l’occasion, deux éminents biblistes, le P. Scott Lewis, S.J., du Collège universitaire Regis, à Toronto, et  le P. Michel Gourgues, O.P., du Collège universitaire dominicain, à Ottawa, ont fait un exposé et ont répondu par la suite aux questions des quelque 90 évêques présents.

Le P. Scott Lewis, S.J. (à d.) et Mgr Terrence Prendergast, S.J., archevêque d’Ottawa.

Le P. Lewis s’est penché plus particulièrement sur les perceptions variées et souvent divergentes qu’ont les gens de cet homme « complexe et parfois énigmatique » qui a laissé une forte empreinte dans le parcours de l’Église catholique jusqu’à maintenant.  Tout en précisant que « Paul était un non-conformiste, un innovateur, et un homme de vision et d’engagement », le P. Lewis n’a pas manqué d’ajouter que « l’enseignement et la prédication de Paul posent des défis à toutes personnes ».  Face aux réalités d’aujourd’hui, il ne fait aucun doute, de dire le P. Lewis, que « Paul ne tolérerait pas les frontières artificielles au pouvoir rédempteur et à l’amour de Dieu ».

Pour sa part, le P. Michel Gourgues a fait ressortir des aspects de la vie et des écrits de Paul qui n’ont pas encore été éclaircis.  En quelle année est-il né?  Qu’a-t-il fait avant sa conversion? Lesquelles de ses lettres sont de sa main et lesquelles ont-elles été écrites ou retouchées par ses disciples – plus particulièrement les deux lettres à Timothée?  Comment est-il mort?  Quel est le sens profond de sa mission et de sa vision?  Autant de questions pour lesquels le P. Gourgues a donné son point de vue d’exégète soucieux de la vérité.

Le P. Michel Gourgues, O.P. (à g.) et Mgr François Lapierre, P.M.É., évêque de Saint-Hyacinthe.

Par la suite, les évêques ont pris connaissance des projets d’entraide auxquels a collaboré l’organisme Développement et Paix au cours de l’année écoulée.  Au dire de Mgr Luc Cyr, évêque de Valleyfield et membre depuis six ans du Conseil d’administration de Développement et Paix, parmi les projets qui ont surtout retenu l’attention, il y a lieu de mentionner l’initiative de partenariat avec Caritas Zambie, qui a permis de venir en aide à plus de 24 000 personnes touchées par les tempêtes de pluie abondante et les crues subites dans ce pays.  La campagne de l’automne 2007 portant sur la responsabilité sociale des entreprises minières canadiennes établies à l’étranger a aussi atteint les objectifs visés, quoique le gouvernement canadien n’ait pas encore pris d’engagement à ce propos.  Au cours de la période 2007-2008, Développement et Paix a engagé près de 16 millions de dollars dans divers programmes et projets.

L’Organisme catholique pour la vie et la famille (OCVF) a aussi brossé un tableau des activités et publications auxquelles il a contribué au cours de la dernière année et des projets à venir.  Mgr Jean Gagnon, évêque de Gaspé et président du Conseil d’administration de l’OCVF, a mentionné qu’il y aura un deuxième symposium national sur la théologie du corps, à Québec, les 8 et 9 novembre prochain.  Il a aussi expliqué comment l’OCVF apporte sa collaboration à l’Église catholique dans le constant débat public sur le respect de la vie, dans toutes ses dimensions.

Un troisième rapport a été présenté aux membres de l’Assemblée plénière : celui sur les activités du Conseil catholique autochtone.  Mgr Albert LeGatt, évêque de Saskatoon, a souligné que les six années qu’il vient de consacrer au Conseil autochtone lui ont permis de comprendre à quel point les liens personnels sont essentiels au rétablissement de la collaboration et de la confiance entre les Peuples autochtones et l’Eglise.