Forum de la CECC avec les associations catholiques nationales : Journée mondiale de la jeunesse interpelle l’Église entière

mardi le 08 mai 2001

(CECC – Ottawa)… L’organisation de la Journée mondiale de la jeunesse (JMJ) qui pourrait rassembler plus de 500 000 jeunes à Toronto en juillet 2002 nécessitera la participation de toutes les forces vives de l’Église catholique au Canada. « La JMJ ne fonctionnera que si l’Église entière y contribue  », a rappelé le P. Thomas Rosica, c.s.b., directeur national de la JMJ 2002, en levée de rideau du Forum annuel de la Conférence des évêques catholiques du Canada (CECC) avec les associations catholiques nationales qui a eu lieu à Ottawa, les 4 et 5 mai dernier.

Des représentants d’une vingtaine d’organismes catholiques, dont la Conférence religieuse canadienne, la Catholic Women’s League, Développement et paix et les Scouts du Canada ont participé à ce forum, organisé par la Commission pour les relations avec les associations du clergé, de la vie consacré et du laïcat, qui visait essentiellement à réfléchir aux différents enjeux de la JMJ et à préciser les attentes des participants face à cet événement d’envergure qui culminera avec la venue du Saint-Père au Canada.

Des membres du Comité national de la JMJ 2002 : (de g. à d.) le P. Thomas Rosica, c.s.b., directeur national, M. Paul Kilbertus, directeur des communications, S. Francine Guilmette, f.m.a., directrice nationale adjointe, et Mme Katherine Rouleau, directrice de l'accueil en diocèses

Les associations se sont dites préoccupées de l’avenir de l’Église. Des termes tels rajeunissement, renouveau et transformation ont souvent été évoqués tout au long de la rencontre. Une régénération au sein des Églises locales a d’ailleurs pu être observée dans d’autres pays, notamment en Argentine et en France, au terme des Journées mondiales de la jeunesse antérieures. « Les évêques argentins disent que la JMJ a présidé au lancement de la pastorale jeunesse dans leur pays, de préciser le P. Rosica.  En France, la JMJ était perçue par les évêques comme étant l’ultime chance de revitaliser l’Église locale. De fait, on a pu constater après la rencontre de Paris une véritable explosion de la pastorale jeunesse dans les diocèses français. »

Rosalie Gagné et Leah Daly

Invitées spéciales à ce forum des associations, deux jeunes femmes, Leah Daly et Rosalie Gagné, ont exprimé clairement ce qu’elles ressentaient actuellement au sein de leur Église et ont formulé le souhait que la JMJ puisse être un véritable tremplin pour la pastorale auprès des jeunes. « J’ai découvert lors de la JMJ de Denver ce qui me manquait, ce que je n’avais pas dans ma paroisse : un endroit où je me sentais bien comme jeune croyante, où je pouvais m’affirmer comme catholique et où on me donnait une place pour m’exprimer. Ça fait tellement longtemps que je rêve d’un événement semblable pour le Canada. Et voilà qu’il est à nos portes! », a déclaré Leah Daly, une étudiante originaire du Nouveau-Brunswick. Rosalie Gagné, une agente de pastorale de la région de Québec, a expliqué que les jeunes ont besoin qu’on leur fasse une place. « Le pape nous a dit à Rome : ‘N’ayez pas peur d’être les saints du nouveau millénaire’. Mais on doit faire confiance aux jeunes et leur permettre de relever des défis en Église. Au lieu de se demander ce que l’Église peut apporter aux jeunes, il faudrait plutôt s’interroger sur ce que les jeunes peuvent apporter à l’Église ? », a-t-elle fait remarquer.

Les membres du Comité national de la JMJ qui étaient présents au Forum ont tous redit l’importance du rôle des jeunes dans LEUR Journée mondiale de la jeunesse. S’il faut en croire le P. Rosica, l’événement de Toronto sera imprégné de l’imagination, de l’enthousiasme et de la créativité des jeunes. « On doit laisser les jeunes exercer leur leadership », a-t-il dit.

Plusieurs représentants des associations nationales ont fait savoir qu’ils stimuleraient leurs troupes afin de les mobiliser pour cet événement. Mais, de l’opinion de nombreux intervenants, non seulement faut-il préparer la JMJ (les jours d’accueil en diocèse, du 18 au 21 juillet 2002 et les grandes manifestations de Toronto, du 22 au 28 juillet) mais aussi, et d’une façon plus significative et urgente, l’après-JMJ. « Nous devons y penser tout de suite, a révélé S. Francine Guilmette, f.m.a., directrice nationale adjointe de la JMJ 2002. Après la JMJ, il y aura une telle énergie chez les jeunes et dans les communautés que nous devrons être prêts à y faire face. »