La crise écologique est une crise spirituelle

samedi le 22 novembre 1997

(Cité du Vatican – CÉCC)… Mgr André Gaumond, archevêque de Sherbrooke, dans une intervention à l'Assemblée spéciale du Synode des évêques pour l'Amérique, a soutenu que la crise écologique est une des plus grandes tragédies de cette fin de millénaire.

L'archevêque, ex-président de l'Assemblée des évêques du Québec, a dit que cette crise est une occasion de ressaisir notre qualité d'êtres de relation, mais surtout la qualité du monde, pour nous et pour Dieu.

Mgr Gaumond a fondé son allocution en s'inspirant du point #27 de l'Instrumentum Laboris (l'instrument de travail du Synode) qui aborde en partie le respect de la nature qui s'exprime par une prise en considération attentive des problèmes écologiques.

«L'être humain n'est pas d'abord au-dessus, mais parmi et avec les autres êtres vivants issus de la main de Dieu, a expliqué l'archevêque sherbrookois. La civilisation technique en est pour une part la cause. Elle est aussi cependant l'expérience d'une crise plus profonde qui touche à l'identité et à la mission de l'être humain dans le monde.»

«Comme créature, poursuivit Mgr Gaumond, l'humain est un être-en-relation. La transcendance qui le caractérise par rapport aux autres créatures est celle du jardinier qui a la responsabilité de l'ensemble de la création.»

Mgr André Gaumond a conclu son exposé en disant que «notre terre est sacrée parce qu'elle vient de Dieu. Elle l'est également comme l'habitat choisi par le fils de Dieu. La nature est le lieu de la révélation d'un Dieu plein de bonté qui fait advenir l'être et qui nous interpelle à l'ouverture de l'altérité et de la créativité.»


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Source : Sylvain Salvas
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